• Discussions avec l'au-delà

    L'Au-Delà:

     

    L'au-delà, ici, n'est point ce que vous croyez.

    Il ne s'agit pas d'un lieu où se rassemblent

    Les âmes dépossédées de leurs corps.

     

    Discussions avec l'au-delà

     

    L'au-delà est ce qui nous dépasse,

    Tout ce qui me dépasse.

    Les discussions que j'entretiens avec lui sont fréquentes

    Et pourtant tellement rares.

     

    Discussions avec l'au-delà

     

    Certaines resterons aussi à jamais cachées.

    De ce fait, l'herbe et les fleurs sauvages

    Auront sûrement le temps de pousser.

     

    Discussions avec l'au-delà

     

    .Textes.

  •  

    allez voir un psy.

     

     Nous sommes tous traumatisés.

     Tout d'abord, que ce soit dans la vraie vie ou dans une simulation virtuelle, rien n'est invincible. Si un personnage ne peut être vaincu: il n'y a plus de jeux ! Alors tout bonus vient avec son malus; les humains ont peut-être hérité d'une intelligence plus développée que tous les autres animaux mais ils ont aussi eu les dilemmes moraux, les complexes, les crises existentielles, la malfaisance, la folie,... Notre vie en est à un tel point de complexité qu'il est totalement impossible d'exister sans être atteint de près ou de loin par l'une de ces choses.

     Ensuite, je ne peux pas nommer une seule personne de mon entourage, proche ou éloigné, qui n'aie pas de cicatrice. Absolument tous portent une de ces vieilles douleurs qui ne se décident pas à disparaître. Certains s'en sortent bien, ils ont pu trouver l'armoire à pharmacie par eux-même, tant mieux pour eux. La majorité s'est perdue en chemin, elle est entrée dans le labyrinthe sans son fil d'Ariane et au bout de quelques mètres elle s'est retrouvée à avancer à tâtons, espérant ne pas tomber sur le minotaure...

     La vie est juste trop compliquée pour ne pas être cruelle par moments et ce envers chacun de nous... pourtant nous sommes si peu à l'admettre quand ça va mal. Bien sûr, il faut être courageux, mais cela ne veut pas dire garder tous ses problèmes pour sois: parfois, le courage, c'est d'oser en parler à d'autres et d'exposer ses faiblesses. Bien sûr il faut être fort, mais il n'y a aucun mérite à tout gérer sois-même: aussi solitaire qu'on puisse se considérer, l'espèce humaine est une espèce sociable, nous avons besoin les uns des autres. Alors quand vous vous retrouvés seuls dans le noir, au lieu de continuer à avancer dans la peur, le froid et le doute, osez parler, dites un mot, parce que quelqu'un vous entendra.

      J'ai manifesté des signes de dépression depuis mes 13 ans à peu près et il a fallu que j'attende que cela deviennent insupportable pour aller voir une psychologue, à 16 ans. Deux ans plus tard j'ai encore du chemin à faire mais j'ai surtout du mal à croire à toute la distance que j'ai parcouru. J'aurais pu expliquer à ma mère que j'avais besoin de voir un spécialiste tellement plus tôt, je le savais déjà très bien au fond de moi à l'époque, mais j'avais toujours l'impression que ce n'était pas assez grave, pas assez important, "juste" l'adolescence... alors que quand j'ai un rhume, comme tous les hivers depuis quelques années, dés que je sens que ça s'aggrave, je vais chez le médecin pour trouver une solution.

     Un psychologue est un médecin. Vous avez un problème qui relève de son domaine, vous allez le voir. Je l'ai introduit plus haut, il n'y a aucune honte à cela, vous avez le droit d'être heureux, mais pour ça il faut commencer à voir vos problèmes en face et à les accepter. Si vous avez des migraines tous les jours mais que vous faites comme si de rien n'était à chaque fois, ça n'ira jamais mieux. Si vous pleurez dés que vous croisez un miroir, si vous vous sentez mélancolique toutes les nuits, si vous enragez pour la moindre petite chose, si vous trimballez des regrets plus gros que des montagnes, et que vous faites comme si de rien n'était, ça n'ira jamais mieux.

     Enfin je tenais à vous parler de ce sujet parce que le gros du travail, sur ma santé mentale, est plus ou moins fini pour moi.  Je m'en sors donc plutôt bien, globalement j'ai assez appris pour pouvoir me gérer toute seule et éviter tout accident en cas de crise. Cependant j'entame en ce moment un autre processus pour mieux comprendre mes rouages, une sorte de réparation, disons, de tout ce qui a été accidenté au cours de mes quelques années de vie et ça me permet réellement de comprendre et régler un nombre de choses incroyable. Ça me fait avancer. Je continue donc à aller chez ma psychologue, parce que ça ne devrait pas être considéré comme la solution d'extrême urgence mais comme un entretien chez un généraliste. Arrêtons de nous voiler la face, cette profession n'existe pas que pour les quelques "tarés" que nous mettons loin de nous dans notre tête, mais bien pour le genre humain en général, sinon les thérapeutes n'auraient pas le quart du salaire qu'ils perçoivent de nos jours.

     Alors, oui, je sais que certaines personnes ont eu de très mauvaises expériences avec des psychologues. Malheureusement il faut juste chercher jusqu'à ce qu'on trouve le bon car, bien heureusement, nous sommes tous différents et les spécialistes aussi. Enfin, je parle de la thérapie, mais commencer par en parler à une personne de confiance est aussi un premier pas important.

    Nous sommes tous traumatisés, il n'y a pas de honte à se faire aider.

     

    allez voir un psy.

     


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  • Cela fait maintenant quelques mois que j'avais évoqué l'idée de parler un peu d'histoire de l'art sur ce blog, cependant je n'arrivais pas à trouver la façon dont j'allais aborder le sujet... L'idée de faire un genre de fiche assez simple, pour qui voudrait trouver quelques clefs de compréhension en peinture sans non plus se prendre la tête avec les détails, m'est finalement venue... dites moi ce que vous en pensez !

    Vous voilà donc face à un tableau, vous percevez plein d'informations, vous vous êtes même probablement déjà fait un avis en suivant votre première impression, mais d'où vient-elle, cette impression justement ?

     Lire une oeuvre d'art (version simplifiée)

     

    La perspective :

    On commence par quelque chose qui est assez intuitif et dont, normalement, nous avons tous déjà entendu parler.  La théorie est en fait assez longue et complexe, mais on peut toujours aller à l'essentiel.

    La perspective classique:  Un point de fuite situé à peu près au fond de la scène et les lignes de fuites, plus ou moins marquées, qui l'accompagnent. Ce procédé vient obligatoirement avec des plans (l'avant-plan, l'arrière plan,...) qui ne sont en fait que des "découpes" du tableau dans sa hauteur, on appelle tout ça la perspective linéaire. À celle-ci vient s'ajouter la perspective atmosphérique, le plus souvent utilisée dans les paysage: plus l'endroit est loin, plus les couleurs sont diluées (plus claires) et les contours flous et les éléments petits.

     

    Lire une oeuvre d'art (version simplifiée)

     

    La perspective analytique:  D'abord utilisée dans les œuvres précédant la renaissance. Le peintre représente alors, non pas ce qu'il voit d'un objet, mais tout ce qu'il sait sur celui-ci: en utilisant le rabattement, il ne représentera pas seulement l'avant de la maison mais également son toit, ses façades droites et gauche, le jardin à l'avant,... s'il dessine un chat, un peu comme le ferait un enfant, celui-ci aura ses quatre pattes, sa queue et sa tête représentés. À noter aussi que les proportions dépendent de l'importance de ce qui est représenté et sont bien souvent tout sauf réalistes.

     

    Lire une oeuvre d'art (version simplifiée)

     

    La perspective pour les contemporains:  Maintenant que l'humanité a acquis un tel bagage, cela fait quelques années que les peintres ont commencé à s'en servir différemment, à jouer avec les codes, les transgresser, etc. On retrouvera donc beaucoup de perspective analytique dans le cubisme par exemple, mais pourquoi pas l'associer à une perspective classique et désorienter un peu avec le cerveau du spectateur ?

     

    Lire une oeuvre d'art (version simplifiée)

     

    Voila pour ce premier essais, j'aimerais beaucoup avoir vos retours pour savoir, s'il y a une suite, quels points améliorer ou conserver,... Pour avoir les renseignements sur les œuvres il suffit de survoler avec la souris pour connaître le titre et l'auteur et j'ai mis les liens qui mènent aux sites si vous cliquez. Je n'ai rien analysé et je n'ai pas justifier l'utilisation des tableaux en tant qu'illustrations de mes propos pour que vous puissiez faire l'exercice vous même mais n'hésitez pas à me poser des questions si vous en avez ^^.


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  • Trois ans d'anglais disséminés dans mon carnet bleu, phrases et mots perdus au cours des pages, à chaque fois que l'anglais s'est avéré plus adapté que le français, pour des raisons mystérieuses...

    -2015-

    SADNESS MADNESS ENDLESS

    -2016-

    I miss her
    I missed my life, I will
    I failed it, I will
    (enfin, surtout)
    I miss her

    -2017-

    I'm getting bored and
    I'm missing you, I miss you
    Are the only words I can,
    Think about

    Don't know what to do
    just able to eat.

    It was so easy-uneasy

    When I feel something
    like nothing I have
    never failed to feel pain*
    Feeling low low low

    HATE THE WORLD AND LOVE EVERYONE.

    Noisy crowdy day will end up under water.

    You are lucky you didn't wake me up strangers.

    -2018-

    Just easier than dealing with the pain.**

    missing something about you.

    Can't escape sadness.

     

    *Nirvana, you know you're right.

    **Soul Asylum, runaway train

     

    Le résultat n'est pas joyeux mais c'est un peu mon carnet déprime, et ça fait un moment que je n'y ai plus écrit, donc pas d'inquiétude, au cas où ;)
    Je trouvais juste ça drôle, de reprendre ces petits bouts de phrases sortis de nulle part, ou plutôt de mon esprit, en anglais pour je ne sais quelle raison '-'

     

    PS.: je vais mettre la traduction dans les commentaires pour ceux qui parlent pas anglais mais qui me lisent quand même et je les en remercie <3

     


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  • "Nouvel an, nouvelle page " si vous avez la chance d'avoir cette personne qui doit sûrement avoir un dico' des citations à la place du cerveau dans votre entourage, vous avez sûrement déjà eu la chance d'entendre ou de lire cette phrase quelque part...

    Mais qui peut sérieusement y croire enfin, on parle d'un changement de date, pas d'un changement de l'univers, c'est pas parce qu'il est 12h01 que le monde s'est soudainement remis à neuf et que le compteur de bourdes et de succès de ta vie recommence à zéro, c'est pas parce qu'on a fait plus un au calendrier que l'année qui arrive va forcément être tellement plus belle et plus facile à vivre, faut réfléchir avant de dire des phrases creuses pour se faire passer pour un vieux sage ou tu finis juste par ressembler à un vase percé.

    Enfin, on dirait que je m'énèrve là (et oui, ça m'agace peut être un peu), mais tout ce que je veux dire c'est que si tu veux changer ta vie, prendre des bonnes résolutions ou refaire le monde, ça dépend juste de toi et de ta volonté à ta bouger le cul et il y a certainement pas de raisons d'attendre le nouvel an pour ça, le 31 janvier n'a aucune vertues magiques, c'est un bon prétexte pour se réunir et faire des feux d'artifices, certes, mais il faudrait peut être voir à se calmer sur la dose de bons sentiments hein...

    Avec amour, bonne année <3

    "Nouvel an, nouvelle page" ... franchement ?


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  •  

    David Bowie

    Chris Cornell

    Alan Rickman

    Kurt Cobain

    Jim Morrison

    Freddie Mercury

    Georges Michael

    Amy Winehouse

    Chester Bennington

     

    Je n'ai jamais été une grande fan de Linkin Park, en tant que groupe de 'hard rock' ils avaient un côté trop lisse pour moi et je n'ai rien contre le fait qu'ils aient décidé de changer de style à un moment, c'est leur choix, mais j'aime encore moins.

    Cependant, pour tout un tas de raisons qui n'ont pas besoin d'être connues, la mort de Chester m'affecte.

    Je ne fais que parler de lui mais, je n'ai jamais eu la chance de vivre en même tant que Kurt Cobain qui est en quelque sorte mon idole, même si je n'aime pas ce mot.

    Ces deux là ont un point commun : tout le monde pense "c'était sous nos yeux, c'était dans sa musique, on aurait dû savoir, on aurait dû l'aider".

    On savait. Bien sûr qu'on savait, c'est même pour ça qu'on aime leur musique. Leurs mots emplis de souffrance expient la nôtre et parfois, sauvent nos vies. Simplement, on ne pouvait ou ne voulait pas voir leur gravité car ça aurait été comme reconnaître celle de nos propres maux.

    C'est parce qu'ils ont décidé, sciemment ou non, de sauver la terre qu'ils n'ont pas pu se sauver. Ce n'est pas un hasard si tant d'artistes se droguent, se saoulent et meurent jeunes.

    Et nous ne pouvions pas les aider, ils étaient les seuls à en être capable, eux et leur entourage qui a très certainement fait tout son possible, seulement voila, à porter tant de choses en sois, certaines personnes explosent. Toute la reconnaissance du monde ne pourra jamais rien y changer.

    D'ailleurs, la mort d'un artiste, même s'il ne s'agit pas d'un suicide, même si c'est une mort naturelle, fait toujours mal, elle signifie qu'un héros s'en est allé, qu'un soldat a péri, laissant derrière lui les éclats de sa vie, tels des centaines d'adieux déchirants et réconfortants à la fois, elle signifie qu'on est aujourd'hui encore un peu plus seul face au monde et ses épines.

    Mes condoléances à toutes les personnes qui souffrent de la mort de Chester, je vous laisse avec une de mes chansons préférées de LP.

     

     

    (These wounds they will not heal).

     


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