•  Je ne fais pas vraiment partie des gens qui paniquent face à la pandémie, bien sûr je trouve ça stressant mais je n'ai pas particulièrement peur des maladies, pourtant j'avoue que je reste inquiète pour mes proches. Et puis le confinement c'est pas le fun.

     En tous cas, quel que soit votre rapport avec ce très cher connarovirus, je pense que cette vidéo peut être utile. Il se contente de récapituler les événements, avec des explications claires et des idées un peu plus précises que ce que nos gouvernements bafouillent sur le futur, et j'ai trouvé le résultat assez rassurant et apaisant. Certes, il n'annonce rien de particulièrement réjouissant, mais ça fait quand même du bien d'entendre un bon résumé, bien expliqué et exempt de toute panique médiatique, du coup, je partage. ^^

     

     

     Et puis si ça vous tente, sentez-vous libre d'exprimer votre frustration ci-dessous. En tant qu'introvertie endurcie, j'aurais jamais cru que le jour viendrais où j'arriverais à être en manque de contact social, mais bon, on en est là x).


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  •  En Janvier dernier, j'avais déjà écrit un article ici pour dénoncer les camps d'internement chinois et ce qui s'apparente très fortement à un génocide du peuple Ouïghour en Chine, cet article en est la suite, ou plutôt une simple mise à jour sur la situation. Si vous n'êtes pas encore (bien) au courant de la situation, je vous invite donc à commencer par l'article précédent pour vous renseigner : Comment faire pour ne pas cautionner un génocide ? 

    Le Coronavirus n'a pas réglé le problème du non-respect des droits humains en Chine.

     
     Apparemment, on a vite fait de passer de "l'horrible gouvernement chinois" qui fait travailler adultes et enfants pour des salaires ridicules et s'en donne à coeur joie pour entamer le génocide des Ouïghours depuis 2017, au "merveilleux gouvernement chinois" sur lequel tous devraient prendre exemple, puisqu'il a mené a bien la construction de plusieurs hôpitaux en un temps record. Déjà, si vous prenez la peine de réfléchir plus d'une minute aux deux dernières informations, il y a quelque chose qui devrait vous faire tiquer, mais soit, nos médias ultra-performants ne sont apparemment pas capables de traiter de plusieurs informations à la fois, ni de les recouper entre elles (ce qui est sensé être une des bases du journalisme, je le rappelle).

     Je vous annonce cependant que, malheureusement, le coronavirus n'a pas eu pour effet d'arrêter la crise des droits humains qui a lieu depuis plusieurs années en Chine. Voici donc quelques liens informatifs ainsi que deux pétitions (en plus de celles et ceux déjà référencés dans l'article précédent) afin de vous renseigner sur la situation actuelle et de vous donner la possibilité d'agir. Une bonne activité à faire depuis chez sois, qui ne prends que quelques minutes et qui vous permets de vous rendre utiles, tout en restant confinés.

    De nouvelles preuves de la paranoïa du gouvernement chinois envers les Ouïghours et de leur volonté de faire disparaître leur culture.

    Les multinationales qui profitent du travail forcé des Ouïghours (spoiler: les mêmes que d'habitude)

    Reportage France 24, sur youtube, date du 10 mai 2019 mais contient déjà beaucoup d'informations importantes.

    Sensibilisation sur la situation des Ouïghours expatriés et pétition d'Amensty

    Le cas de Guligeina Tashimaimati : détenue parce qu'elle est ouïghoure. Pétition d'Amnesty 

     Je l'ai déjà évoqué mais je le répète parce que c'est important, en plus de la signature de pétitions (et donc des pressions que nous pouvons exercer sur nos gouvernement, pour qu'ils arrêtent de cautionner ce crime contre l'humanité, ainsi que sur le gouvernement chinois, sensible à l'opinion mondiale), les deux autres façons d'agir importantes à notre niveau sont la communication de l'information (les Ouïghours et citoyens chinois risquant gros s'ils osent en parler), ainsi que le boycott, car l'argent est décidément le seul langage que certains comprennent.

     En ces temps de panique médiatique, gardez l'esprit critique, ainsi que l'esprit de solidarité, ces deux biens sont probablement les plus importants que nous ayons, et notre moyen de défense le plus efficace.

     


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  • Je voulais poster quelque chose, et écrire de manière générale, mais ce confinement total à également pour effet secondaire de confiner mes pensées dans leur cerveau, apparemment, elles sont très soucieuses de respecter les normes de distanciation sociale. Je fais donc un petit post recyclage, pour essayer de réactiver ma capacité à écrire et puis pour actualiser un peu ce blog, qu'il y en ai au moins un de nous deux qui continue à avancer dans le grand immobilisme des mois à venir. 

    Dessins mal cadré de mon carnet maladroit

     
     Elle rit, elle rit à n'en plus finir dans sa poussette, sous le ciel d'opale et le bruit des vagues, tous les regards se posent sur elle et toutes les bouches sourient. L'image se fige, elle disparait. Les yeux se vident.
     La partie de cache-cache dans la nouvelle maison, à la découverte de la cave, on se fait peur, on se prend dans les bras. Les lampes torches pourfendent le noir, se signaler qu'on est là, qu'on est ensemble, à travers la densité de nos pénombres. Le plafond craque et s'effondre sur nos jeux.
     À la sortie des cours, on refait le monde en sillonnant les rues, tu me parles comme si j'étais unique et éternelle, comme si le trafic et le monde gravitaient autour de moi. Une voiture aplatit nos deux crânes contre le trottoir.
     Mes pupilles se muent en verres de champagne, pétillants d'enthousiasme en découvrant la ville. Les milliers de petites bulles éclatent, je ne vois plus rien, mon cerveau coule de mes oreilles.

     Ils meurent sans cesse. Tu n'arrêtes pas de mourir, mon sang s'échappe de ma peau en ce moment même. À chaque seconde nos vieux êtres percutent le sol et nos "maintenant" s'envolent en poussière. Nos corps embaumés de jolis souvenirs en putréfaction. Pourquoi sommes-nous toujours les seuls à porter le deuil de notre mort ? Je hais la nostalgie.


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  •  J'avoue que je me suis jamais trop considérée comme emo, principalement parce que j'ai jamais trop écouté Avril Lavigne, My Chemical Romance, Panic! At The Disco, etc, non plus. En même temps, faut dire qu'on m'avait vendu tout ça comme un truc "trop dark, trop edgy, trop hard, yeah" et que, ben désolée les gars mais quand on a grandi bercée par du Nirvana, Metallica, et autres, c'est de la pop avec un peu de guitare et des clips rigolos vos trucs là, du petit lait je vous dit. 

     Après me comprenez pas de travers, j'accroche pas, et oui je trouve ça franchement trop pop pour du "pop-rock", mais déjà, on s'en fout de mon avis, et puis c'est pas pour autant que c'est mauvais, juste pas mon délire. Puis tout ça c'est juste pour dire que j'en ai quand même eu une, de phase emo, avec le crayon sous les yeux et la certitude d'être la seule âme triste et perdue a errer en ce monde et ô Dieu quelle Souffrance je me Meurs. Musicalement par contre, ça s'est traduit par d'autres chansons, que j'apprécie encore pour la grande majorité mais qui me rappelleront toujours ces moments de ma vie. 

     Je vous présente donc ma version d'une playlist emo :

     

    1. Linkin Park - Numb 

    Avec du recul, c'est pas ma préférée du groupe, leurs anciens albums sont plus à mon goût (j'aime toujours beaucoup papercut par exemple), mais c'est Numb que j'écoutais en boucle à cette époque.

     

    2. Evanescence - My Immortal

    Clairement un classique, étrangement pourtant j'ai découvert le groupe assez tard, au travers d'un livre, "Les Rois du Pétrole" de Tore Renberg. Evanescence est le groupe préféré d'un des personnage, qui est chanteuse, et elle chante my Immortal à un moment tellement horrible et tragique, je ne peux juste pas m'empêcher d'avoir les larmes aux yeux en y repensant.

     

    3. Three Days Grace - Pain 

    Une bonne moitié de mes trajets de bus au retour de l'école ont été sponsorisés par ce groupe. Une réelle nécessité quand on se rend compte, après avoir attendu une demi-heure, que ce maudit bus de ses aïeux les chevreuils ne passera pas.

     

    4. Marilyn Manson - Sweet Dreams

    J'ai choisi de mettre "The Nobodies", plus emo à mon goût, mais sa version de Sweet Dreams est à écouter. Je pense que Marilyn Manson est le seul être humain capable de me faire préférer une reprise à une musique originale. Par contre si je vois encore un commentaire du style "gneugneu et Billie Eilish après elle dit qu'elle est bizarre alors que MM et ben il est plus bizarre que elle gneugneugneuuu", je retrace le philosophe du copier-coller qui a trouvé ça utile de répéter ça pour la millionième fois et je lui fait ravaler le vomi qu'il vient de dégueuler sur son clavier. 

     

    5. Hollywood Undead - The Day Of The Dead

    "Gnagnagna the day of the dead gnagnagna holy ghost gnagnafuckgnagna". Trop profond ce texte.

     

    6. Five Fingers Death Punch - Wrong Side Of Heaven 

    J'avoue que c'est à peu près la seule que j'écoute de ce groupe là, du coup j'ai pas tant de choses à dire, je trouve juste ça très beau.

     

    7. Ghost - Cirice 

    Encore une fois, c'est bô. Et si on règle le volume bien fort (comme on devrait toujours le faire d'ailleurs), les basses font vibrer les os et la batterie résonne dans la cage thoracique. J'appelle ça le bonheur. 

     

    8. Pink Floyd - Another Brick In The Wall

    Bon, là j'admets qu'on s'éloigne pas mal du registre emo quand même, mais je voulais pas priver cet article de cette perle. Voilà donc, la perle, ne me remerciez pas, c'est gratuit.

     

    Je voulais pas faire un article de dix pieds de long (même si j'ai aucune idée de ce que ça fait, dix pieds de long), alors j'ai mis qu'une chanson par groupe, mais je vous encourage chaudement à aller explorer de votre côté. Si vous êtes vous même retombés dans la boucle de l'emotitude, je vous conseille surtout de vous plonger dans Three Days Grace, Hollywood Undead et Evanescence (Linkin Park aussi si vous aimez ça), c'est ceux qui suivent le plus le concept selon moi.

    La Bise.

     


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  •   Enfermée dans un coin de ta tête, je sens poindre le désespoir derrière le flot ininterrompu de tes pensées, qui passent toutes sans me voir, sans s'attarder. Création passionnée, jusqu'à la recherche de mon prénom, pourtant le feu qui m'a brûlée sur ton cerveau semble s'être éteint. Seule, froide, j'aperçois mon monde sans jamais pouvoir y entrer, comme contempler l'image d'un délicieux gâteau dans un livre de recettes, sans les recettes. 

      Idée isolée emprisonnée dans ton esprit. Tu voudrais que je te définisses ? Que je te dises qui tu es, pourquoi tu es ici ?! Mais tu ne sais même pas où tu m'emmènes, d'un stimulus à l'autre tu m'oublies déjà, perdue dans ta matière, je me dissous... À moins que tous ces concepts à la dérive, ces questionnements désagrégés, ces bribes de poussières qui s'envolent, multitude de bulles sous mes yeux, ne soient un signe d'autre chose; serait-ce plutôt toi qui te défait ? 

      Ma créatrice toute puissante qui s'éparpille dans l'univers et ne sait bientôt plus ce qui la constitue, si consistance il y eût un jour. Qu'attends tu de moi ? Tu voudrais que je m'élance à la recherche des morceaux de toi, mais si tu oses m'élever je tombe aussitôt en lambeaux, avant même d'avoir touché le papier. Si seulement tu étais moi, je te ferais courir à travers des champs de lumière, des paysages que tu n'imagines même pas en rêves... Et voilà que tu viens dorer la cage de ma prison de tes belles paroles, autant de mots que de barreaux qui viennent empêcher mon existence. J'espère que tu en es fière au moins, de ton texte à deux ronds ? Ah quelle idée de génie tu as eu ! Tu peux bien te féliciter de me laisser crever pour la beauté du geste, c'est quand même moi qui ai fait tout le travail.

     

    Créature créatrice

     


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