•   J'ai une obsession avec cette chanson de Shaka Ponk en ce moment, je ne sais même pas comment ça se fait que je la découvre seulement maintenant, surtout quand je vois le nombre de vues, mais au cas où il y en a d'autres qui vivaient dans l'ignorance jusqu'à présent, laissez moi vous apporter la lumière !
    (Mélodramatique ? Moi ? Pas du tout è_é) : 

     


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  • Encore une absence et encore un retour, mon humeur fait des montagnes russes depuis un moment du coup j'essaie de m'occuper de ça, cela dit je suis toujours dans le coin ! So, un petit poème semi-explicatif de mon inactivité et semi-pas top mais j'écris surtout pour aller mieux là, je jugerai dans un mois ou deux de la valeur de tout ça. En attendant je laisse juste ça ici :

    ~*~

    J'observe le silence monter en moi

    Comme un ballon de montgolfière

    Qui pousse mes organes

    Et qui épouse ma bouche en

    Voulant s'envoler.

    Il reste coincé là,

    Une grosse bulle d'air chaud

    À toile multicolore.

    Je pourrais l'éclater d'un

    Simple coup de dents

    D'un coup de langue...

    Sans y parvenir

    Je reste interdite,

    Muette, bouche ouverte.

    J'observe.

    ~*~

     


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  •  Pour ne pas changer, encore un texte tout droit venu du cours d'écriture que j'ai pris à Montréal :'). Le principe du rallye est de rassembler plusieurs mots (de natures différentes: noms, verbes,...) idéalement donnés des personnes différentes (histoire d'être sûr qu'ils n'aient aucun rapport entre eux) et de les sortir un à un avec juste quelques minutes d'écart. Pendant ce temps, les écrivains doivent essayer de se débrouiller pour composer un texte cohérent avec les mots, et ils sont normalement tenus d'inclure le dernier mot dans une phrase avant d'entendre celui qui suit. Une phrase par mot.

     Cela dit, c'est un peu difficile à organiser, surtout en temps de pandémie, donc si ça vous tente d'essayer la version cheap de l'exercice, je vous mets les mots dont j'ai hérité à l'époque dans leur ordre de tirage. Ne lisez peut-être pas le texte avant d'avoir écrit le vôtre si vous ne voulez pas être influencés, et pour faire l'expérience à fond, faudrait carrément que vous les découvriez au fur et à mesure, ou au moins que vous ne pensiez pas déjà à une trame ou une histoire possible avant de vous lancer. Vous pouvez même mettre un chrono d'environ 2min ou 3min pour chaque mots si vous êtes motivés 8).

     Bon, trêve de blabla, voilà les mots (surlignez avec la souris pour les découvrir): Mozartstring en cuirette (en cuire, je vous ai dit que ça datait de mon temps à Montréal hein :')courir - chausse-pied - pâté égyptien - éraflurevampirite aiguë - nébuleux - au-delà - dragon. Bonne chance ~

     —————————————————————————————————

     Et le fameux texte :

     La vieille radio crachotait un morceau de Mozart depuis le salon poussiéreux. La corde à linge traversait la pièce, ornée de lingerie, dont un splendide string en cuirette, trônant au milieu de ses congénères. La maîtresse des lieux avait passé la matinée à courir dans tous les sens, et en avait même oublié sa lessive. Elle ne s'arrêta que quelques instants pour se disputer avec son chausse-pied, qui refusait  de faire son travail en l'aidant à se glisser dans ses bottes. L'alarme de son four retentit dans la cuisine, l'obligeant à abandonner ses chaussures pour filer s'occuper de son pâté égyptien.

     La maladroite, ne pouvant pas traverser une pièce sans trouver le moyen de se blesser, se laissa marquer d'une éraflure en passant devant la table basse. Alors qu'elle sortait le plat pyramidal du four, une odeur d'ail éveilla sa vampirite aiguë, faisant pousser ses dents et renfrogner son nez. Prise de panique, elle se mit à chercher frénétiquement ses poches de sang dans le frigidaire, sans que son esprit, devenu nébuleux, ne la laisse les trouver. Un bruit semblant venir de l'au-delà parvint alors jusqu'à elle; Dieu du ciel ! Ses invités ! Simone se précipita à la porte tous crocs dehors et, démunie, se retrouva forcée de mordre le cou du vieil homme au tatouage de dragon, ne pouvant décemment le recevoir dans ces conditions. 

    —————————————————————————————————

     Bon, avec le temps limité et l'incongruité des mots choisis, ce n'est sûrement pas un texte particulièrement fabuleux, mais l'expérience est fun et super stimulante pour l'imagination ! Puis c'est drôle de voir toutes les histoires créées à partir de la même base ^^

     En espérant que l'exercice vous a plu ~ 


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  • Des Haïkus inversés ? (on va dire que ça existe)

    ~

    Un bout de peau arraché
    La chaire est tendre
    Les flammes aériennes

    ~

    Une brûlure glacée
    Sur mes mains tendues
    Tes lèvres mordent mes doigts

    ~

    Petite étoile de mer
    Plaquée sur ma joue
    M'enferme en son océan

    ~

    Un corail entre les côtes
    Le sel dans mes bronches
    La mousse coule des yeux

    ~

    Les crabes sous nos pupilles
    Pincent les couleurs
    Engourdissent l'extérieur

    ~

    Des Haïkus inversés ? (on va dire que ça existe)


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  • Prénom: Jane 

    Nom: Wright

    Âge: 23 ans 

    Race: Maudite (a vendu son âme à un démon) 

    Job: Aide soignante à domicile


    Caractère :

    Autre fois une enfant joyeuse et extravertie, Jane a bien changé depuis et ce ne sont certainement plus les adjectifs qu'on utiliserait pour la définir. Demandez à n'importe quel quidam qui a déjà entendu parlé d'elle et on vous répondra à coup sûr que ce doit être la fille la plus blasée du monde, qu'elle a toujours l'air de se trimballer 20kg de plomb sur les épaules, taciturne, elle ne donne pas envie de rire.

    À moins bien sûr que vous ne soyez tombé sur l'un des ses patients, qui vous mettra en garde sur les préjugés des autres en vous expliquant qu'il s'agit d'une aide soignante charmante, avec un doux sourire et une voix rassurante comme tout. Vous seriez en droit de vous demander alors si cette jeune femme ne rencontrerait pas certains problèmes de dédoublement de la personnalité, mais vous feriez fausse route.

    En effet, Jane est douée dans son métier et elle peut enfiler son masque de bonne infirmière sur commande, cela fait simplement partie de ses tâches et même si ce n'est pas son moment préféré de la journée, elle le fait sans rechigner. Essayez toute fois de la faire sourire dans un autre contexte et vous risqueriez de vous manger le regard d'une tueuse en pleine face.

    Si, par chance ou par malheur, vous réussissiez tout de même à vous frayer un chemin sous sa carapace, vous y découvririez un mélange étonnant de colère, de rancune, d'aigreur et de gentillesse pleine de dévouement, oui, tout ça en même temps. Car quand le manque d'expressions faciales en surface pourrait faire croire à une personne d'un calme apathique, c'est une histoire bien différente qui se raconte dans son esprit. En conflit interne permanent, son âme, destinée à l'enfer, n'est autre que le théâtre d'un combat acharné entre le bien et le mal, entre un sentiment de culpabilité lui collant à la peau et le désir de tout abandonner, de tout faire flamber. Le combat entre une bonté naturelle tenace et les murmures d'un démon qui ne la quittent pas.

    Aussi comprendriez vous mieux pourquoi la jeune infirmière parle si peu, ne répond presque uniquement qu'en sarcasme et autres signes d'agacement, semble pessimiste au point de ne plus voir le verre à moitié vide mais éclaté sur le carrelage de la cuisine, et vous donne constamment l'impression d'être entrain de vous insulter mentalement (ce n'est pas qu'une impression d'ailleurs, c'est le cas). Toutefois, pris d'un élan de compassion, il pourrait vous prendre l'envie soudaine de lui apporter votre aide afin de calmer ses innombrables angoisses existentielles, attendez vous alors à vous faire jeter comme un boulet de canon lancé à du 150km/h à travers le ciel, c'est elle l'infirmière dans l'histoire, et surtout pas le contraire.

    Oui c'est elle l'infirmière, elle s'est toujours destinée à cette profession et elle y tient, c'est tout ce qui lui reste. Elle avait pour but très banal d'entrer dans le domaine de la santé pour sauver le plus de monde possible, puis, par la suite, peut-être même de se racheter, qui sait... Mais le temps lui fait perdre de vue ses raisons premières, son désir si spontané de faire le bien se ternit d'années en années, qui se comptent plutôt de mois en mois depuis son arrivée à Thunder Bay, sans pour autant atteindre sa volonté, quasi intrinsèque, d'apporter son aide à quiconque en ayant besoin... du moins pour l'instant.

    Particularités :

    *Jane porte des lunettes sans en avoir besoin, ça la rassure, elles créent une séparation entre elle et le monde extérieur.
    *Elle s'habille très sobrement, le pratique avant tout, et porte la même veste verte depuis des années.
    *Elle s'est prise d'une passion pour la collection de figurines d'animaux (ayant trop peur pour avoir un animal de compagnie vivant), en fait déborder ses étagères et leur donne des petits noms.
    *À force de se cloisonner dans son pessimisme et de ruminer ses pensée, la jeune femme a pris la fâcheuse tendance de se balader avec des œillères, au sens propre comme au figuré, il lui arrive souvent de se prendre des murs et autres obstacles dans la poire.
    *Au fil de ses rencontres, Jane a observé qu'elle produisait deux réactions très différentes chez les gens : soit une répulsion directe et catégorique, soit une certaine sympathie spontanée, ce qu'elle à plus de mal à comprendre.
    *Ascendant vierge, soleil en cancer et lune en vierge maison XII.


    Histoire :

    Jane naît à Toronto, capitale de l'Ontario, de parents qui s'entendent à merveille et la comblent dés sa naissance, d'amour certes, mais aussi de biens matériels, étant tous deux de bons médecins, la famille Wright ne manque de rien. Les journées dans le grand loft style vintage en plein centre-ville sont rythmées par les nombreux jeux qu'elle invente avec sa grande sœur Lucy, malgré les trois années qui les séparent, les deux filles sont très proches, inséparables même. Pour ne rien gâcher du joli tableau, Jane est bonne élève et sans être la fille la plus populaire de sa classe, elle a de nombreux amis avec qui passer ses journées de cours, la vie est rose et les licornes galopent sur des arcs-en-ciel... jusqu'à l'anniversaire de ses 14 ans. Pâle, très faible, Jane semble attraper toutes les maladies qui traînent et après plus d'une semaine d'inquiétude, ses parents la conduisent finalement chez un spécialiste. On lui diagnostique une leucémie aiguë lymphoblastique et elle débute le traitement presque immédiatement.

    Le passage du foyer familial à l'hôpital est brutal pour la petite fille, elle déteste les grands murs blancs, les couvertures du bleu le plus glacial qu'elle n'aie jamais vu, l'odeur acide du désinfectant qui s'incruste dans ses narines pour tenter de  lui aseptiser le cerveau, le sol vert nausée et surtout, cette myriade d'instruments en métal froid qu'on lui colle sur la peau. Peu importe le nombre de gens qui viennent la voir, elle s'y sent toujours seule, toujours perdue, toujours misérable. Comme un échantillon de laboratoire qu'on passe sous microscope, ou plutôt sous chimiothérapie, comme une plaie ouverte qu'on a sur le cœur et qui refuse de guérir. Son désespoir est puissant et traverse l'hôpital de part en part: si il faut qu'elle passe sa vie dans cette prison, autant mourir tout de suite. À peine a-t-elle le temps de formuler ce souhait qu'une présence se fait ressentir à son chevet.

    Jane, d'abord tétanisée par cette sensation désagréable d'être observée, prit quelques secondes avant de tourner la tête, très lentement, en espérant surtout ne voir personne... mais elle était bien là, à la dévorer du regard, une grande dame au teint pâle et aux cheveux noir, du moins selon son souvenir. Alors que qu'elle s'apprêtait a crier, l'inconnue se mit à parler et les peurs de la malade s'évanouirent, sa voix avait fait tomber le voile d'angoisse qui la recouvrait et elle se retrouvait soudain pleine de certitudes, la sensation la plus douce qu'elle n'aie jamais connue, elle respirait enfin à nouveau. Sa sauveuse lui parlait de services mutuels, de contrat, d'une toute petite chose qu'elle avait à faire pour être délivrée et avant même qu'elle lui pose la question, Jane savait déjà qu'elle répondrait oui, qu'elle prendrait sa main, et que tout irait mieux. À quinze ans, elle avait vendu son âme à un démon. Quelques semaines plus tard, elle entamait la rémission la plus rapides que les médecins aient jamais observé, et ne tomberait plus jamais malade par la suite.

    Pourtant, le sentiment de bonheur et de certitude qui l'avait envahie pendant quelques temps disparut bien vite. Ce qui lui était arrivé relevait du miracle, ses parents étaient aux anges, sa sœur arborait le sourire le plus radieux du monde mais Jane sentait qu'elle n'avait pas le droit de se réjouir, elle sentait le mal, non plus autour d'elle mais en elle, et il la rongeait. À son retour à l'école, elle se trouve incapable de cacher cette grande altération qui avait été faite à son être profond, incapable de dire bonjour, incapable même d'esquisser le moindre sourire, elle peut seulement garder son calme. Les autres élèves se détournent rapidement d'elle, elle en ennuie certains, fait peur à d'autres, et d'autres encore suivent simplement le mouvement. Si ça l'attriste un peu, elle se convainc rapidement que ce doit être la meilleure solution pour tout le monde. Seul Wyatt, un garçon qu'elle connait depuis ses 13 ans et qui était déjà venu la voir à l'hôpital, semble se ficher totalement du changement de Jane, comme de l'avis de ses camarades à son propos. Il est son seul contact jusqu'à ce qu'elle décide de partir en pensionnat, sans lui en dire un mot.

    Car les effets du pacte ne mirent pas longtemps à se montrer, Jane guérie, c'était à présent sa famille qui commençait à fréquenter les hôpitaux; son père qui se casse le col du fémur, sa mère qui développe des problèmes respiratoires inquiétants et les maux de têtes chroniques de sa sœur qui s'avèrent être ni plus ni moins qu'une tumeur au cerveau. Les gens disent d'un ton affligé que le sort s'acharne sur cette pauvre famille, mais Jane sait que cela n'a rien à voir avec le sort, ni la volonté divine, au fond d'elle, son instinct lui hurle la réponse. Tout ce qui arrive est de sa faute à elle, elle a vendu son âme et le prix à payer est bien plus élevé que ce qu'elle imaginait. Elle ne peut bientôt plus regarder ses proches dans les yeux et supplie ses parents de la laisser s'en aller. Démunis et épuisés, ils acceptent. L'année scolaire suivante, à 16 ans, Jane part en internat et ne revoit plus jamais sa famille, trop effrayée d'apprendre une mauvaise nouvelle, elle n'ouvre aucune de leurs lettres.

    Elle entreprend ensuite des études d'infirmière, pas seulement parce que c'était son rêve d'enfance, mais aussi parce qu'elle ressent le besoin de se punir, elle qui souffrait tellement à l'idée de passer sa vie dans les hôpitaux s'y enfermerait à double tour jusqu'à ce qu'elle aie racheté sa dette, ou du moins, c'était ce qui était prévu... Une fois son diplôme en main, elle accepte donc une offre pour travailler en tant qu'infirmière au St. Joseph's Hospital de Thunder Bay, à 15 heures de route de sa ville natale.

    Depuis son arrivée dans cette ville, elle n'a pas pu s'empêcher de remarquer une forte présence d'êtres surnaturels, refusant d'y croire au début, elle a bien dû finir par admettre qu'elle avait probablement choisi le pire endroit pour s'établir : entre sa crainte constante d'être "découverte" par les anges, son sentiment de culpabilité ne la quittant jamais, et sa colère envers les démons, qui lui semblent pourtant trop souvent familiers, sa répulsion envers ces créatures, autant qu'envers elle-même, a de quoi être alimentée ici. Bien sûr, elle pourrait simplement décider de quitter la ville, mais elle est incapable de faire marche arrière pour autant, elle s'y sent prisonnière, comme si le destin était ce qui l'avait poussée à choisir Thunder Bay et qu'elle se devait de le suivre... et c'est d'ailleurs peut-être le cas. Elle décide alors de se mettre à son compte, afin de se tenir à une distance raisonnable des anges, qui pullulent à l'hôpital. Finalement, sûrement pour achever son désespoir, elle qui croyait avoir coupé les ponts avec tous ses anciens contacts, croise même à Thunder Bay son seul ami d'enfance: Wyatt Hanson.


    Illustrations :

    Under The Skin (forumactif) - Jane Wright - Anges et Démons (Canada)Under The Skin (forumactif) - Jane Wright - Anges et Démons (Canada)Under The Skin (forumactif) - Jane Wright - Anges et Démons (Canada)Under The Skin (forumactif) - Jane Wright - Anges et Démons (Canada)

     Daria ~


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