• Le Pays Des Merveiles (V.2)

    Dans l'immense et délabrée bâtisse

    D'où l'on voit le crépuscule

    Dort, lovée au creux des décombres, Alice.

    Sur ses cheveux se pose une libellule.

     

    Ici et là reposent les rêves, délavés.

    Myriades de runes.

    Résignés à la quiétude et

    Bercés par les rayons de la lune.

     

    "Cette époque est bien trop illusoire,

    Nos fantaisies n'égalent ses verrous

    Fi de tout ce noir désespoir

    Adieu, Hommes, adieu, Fous."

     

    Les carcasses des années jonchent le sol,

    L'argent des heures et la noirceur des jours

    S'épandent en mille reflets, sombre corolle,

    Trouant le coeur de l'endormie de râles sourds.

     

    Sur un vieux guéridon, une boite à musique

    Détient dans ses notes les âmes abîmées,

    Elles narrent l'histoire des mélancoliques,

    De leurs éternellement tristes épopées.

     

    Et dans la poussière des abandons,

    Qui peut penser berner la fatalité ?

    Semer les fleurs et risquer le chardon,

    Troubler le calme des impardonnés ?

     

    Pourtant, un nuage d'espérance subsiste encore.

    Protégée par sa pureté, une plume,

    Innocemment, y trône en trésor.

    Et une lueur dans le désordre s'allume...

     

    (V.1. ici)


  • Commentaires

    1
    Mercredi 17 Mai à 22:50

    J'adooore ça sonne tellement bien ! ça donne envie de refaire des poèmes ! Continue ! <3

    2
    Samedi 20 Mai à 13:05

    Merci beaucoup !! Je suis contente que ça te plaise ^^ et moi ça me donne envie de les lire :3

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