• Je hais la nostalgie.

    Je voulais poster quelque chose, et écrire de manière générale, mais ce confinement total à également pour effet secondaire de confiner mes pensées dans leur cerveau, apparemment, elles sont très soucieuses de respecter les normes de distanciation sociale. Je fais donc un petit post recyclage, pour essayer de réactiver ma capacité à écrire et puis pour actualiser un peu ce blog, qu'il y en ai au moins un de nous deux qui continue à avancer dans le grand immobilisme des mois à venir. 

    Dessins mal cadré de mon carnet maladroit

     
     Elle rit, elle rit à n'en plus finir dans sa poussette, sous le ciel d'opale et le bruit des vagues, tous les regards se posent sur elle et toutes les bouches sourient. L'image se fige, elle disparait. Les yeux se vident.
     La partie de cache-cache dans la nouvelle maison, à la découverte de la cave, on se fait peur, on se prend dans les bras. Les lampes torches pourfendent le noir, se signaler qu'on est là, qu'on est ensemble, à travers la densité de nos pénombres. Le plafond craque, et s'effondre sur nos jeux.
     À la sortie des cours, on refait le monde en sillonnant les rues, tu me parles comme si j'étais unique et éternelle, comme si le trafic et le monde gravitaient autour de moi. Mes pupilles se muent en verres de champagne, les milliers de petites bulles éclatent, je ne vois plus rien, mon cerveau coule de mes oreilles.
     Une goutte de sang et puis le néant.

     Ils meurent sans cesse. Tu n'arrêtes pas de mourir, mon sang s'échappe de ma peau en ce moment même. À chaque seconde nos vieux êtres percutent le sol et nos "maintenant" s'envolent en poussière. Nos corps embaumés de jolis souvenirs en putréfaction. Pourquoi sommes-nous toujours les seuls à porter le deuil de notre mort ? Je hais la nostalgie.


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