• Sonnet écrit pour l'école et donc assez différent de mon style habituel (si du moins j'ai un style habituel). J'ai pensé que ce serait intéressant de poster ça ici...

    Contraintes :

    Le sonnet devait, évidemment, être composé de deux quatrains puis de deux tercets, les vers devaient être rédigés en alexandrin et rimer, nous devions aussi faire quatre figures de style différentes dont une comparaison et, enfin, le poème devait être lyrique et pour cela nous devions nous inspirer soit d'un paysage, soit d'un portrait de femme: j'ai choisi Allégorie de la simulation de Lorenzo Lippi (pour la beauté et le mystère de la jeune femme plus que pour sa signification, malheureusement).

     

    Lux Noctis

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sonnet :

     

     Lux Noctis :

    Lumière éclatante au coeur de mes ténèbres,
    Lanterne divine qui guide mon esprit,
    Rayon de lune me sauvant de la folie ,
    C'est son souvenir que chaque jour je célèbre.

    Car si jamais je ne puis atteindre son coeur,
    Son être, pour toujours, a éclipsé le mien,
    Emporté au loin par un geste de sa main,
    Ne le sent-elle pas qui palpite de bonheur ?

    Nymphe diaphane au mystère flamboyant.
    Quand enfin je l'aperçois, je meurs d'être en vie
    Mais si elle fuit, mon âme périt, asservie.

    Au fond de ses yeux, il y a le firmament
    Et je m'y précipite, comme un papillon,
    Immanquablement attirée par l'horizon.

     

    -Je ne suis pas sûre de l'apprécier mais je pense que je ne me suis pas trop mal débrouillée, au final ^^'-


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  • Éteignez les lumières, juste un instant, je veux voir la nuit.

     

    Éteignez les espoirs, les vouloirs, les lamentations et les déceptions.

    Éteignez les émotions, les sensations, les peurs et les douleurs.

    Éteignez les respirations, les poumons , les coeurs et les haut-le-coeur.

    Éteignez cette humanité bruyante, cette humanité brouillée.

     

    Éteignez les lumières, juste un instant, je veux voir la nuit.


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  •    Je vis alors ce qu'au monde je redoutais le plus : la Reine haussa un sourcil.                              Ce parfait petit arc de cercle me terrifiait car, chaque fois que j'avais eu le malheur de l'observer, j'avais cru y voir un homme pendre au bout de sa corde.                                                  Dans l'attente de la sanction adéquate à l'outrage dont j'avais, de quelque façon, affligé sa Majestée, j'essayais de trouver sur mon propre visage le moyen d'exprimer la plus profonde des désolations quand, soudain, un bruit se fit entendre.                                                                        Il était aigu et tranchant comme le froid du plus rude des hivers et brisa l'expression concernée des faces fardées de l'assemblée en milliers d'éclats glacés d'un coup net.                                 
        La reine riait...                

    ~*~ 

     

    D'où est-ce que ça vient, que vais-je en faire ? Grande question, en tous cas je le pose ici ^^


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  • Aile marchait dans la rue.

    Aile s'est arrêtée

    Pour poser une fleur sur sa tombe

    Et Aile est repartie.

     

    Je suis restée là, j'ai pleuré.

    Aile est revenue,

    Aile m'a prise par la main

    Et je l'ai suivie.

     

    On s'est enfin assises

    À la terrasse d'un petit café.

    J'ai pris un amaretto,

    Aile, un whisky.

     

    Il était tard. L'enterrement

    Avait eu lieu l'après-

    Midi nous errions,

    Et nous errons encore.

     

    Elle était belle, Gaïa,

    Avec ses cheveux bleus,

    Avec ses yeux verts,

    Elle était belle.

     

    Mais si cruelle, Gaïa,

    Si drôle et si nébuleuse,

    Si méchante, si rugueuse et

    Si absurde, parfois...

     

    Aile et moi, on a jamais su.

    Amour ?

    Haine ?

    Indifférence ... quelle différence ?

     

    Trop tard :

    Elle n'est plus.

    Qui était-elle ?

    Qui est-Aile ? Tant pis.

     

    Gaïa est morte,

    J'ai pleuré

    Et Aile était là.

     

     ~*~

     

     

    PS.: Qu'est-ce que c'est ? Je ne sais pas, sûrement un des effets secondaires du surmenage scolaire. Est-ce que je risque de le modifier au fil du temps ? Peut-être.


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  • ...

     

    Les artistes sont des héros sacrifiés sur l'autel de notre douleur.

     

     

     

     


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