• Un petit pont de bois,
    La nuit, au dessus de l'étang,
    Avec plusieurs lanternes en papier.
    Leurs rayons dorés colorent l'eau sombre.

    Je suis assise, dans l'ombre.
    La tête sur les genoux, les jambes pliées,
    Le dos balayé par le vent.
    Regard perdu au-delà de moi.

    Je ne vois rien.
    Je suis déjà dans l'autre monde,
    Où le sens n'existe pas,
    Où les pensées ont une texture et un goût.

    Là-bas le corps disparaît ou
    L'esprit égare ses pas.
    Parfois ils en remontent et inondent
    Les yeux, les joues, les miens, les tiens.

    Cette fois encore, on croirait au vide.
    J'entends seulement quelques échos.
    Ils rebondissent partout dans ma tête,
    Marquant chaque fois un nouveau bleu.

    Ce soir, j'aimerais tant m'introduire chez eux.
    Pouvoir enfin éteindre les restes de la fête,
    Nous donner quelques secondes de repos,
    Hors des massacres, par dessous nos rides.

    Mais je ne peux qu'attendre, sur le petit pont de bois.


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  • Images, paroles,
    Collisions, souvenirs.
    Cadavres de papillons
    Tapissant ma mémoire.

    Perles de bois,
    D'eau et de feu;
    Trésors nacrés
    Semés par le temps.

    Possibles et impossibles,
    Lignes de codes infinies,
    Effacées d'un seul mouvement.

    Fin.

    Les oiseaux ont perdu toutes leurs plumes,
    Le cri qui faisait frémir les feuilles s'est tu,
    Et le soleil s'est éteint sur les ruines;
    L'humanité est à nouveau brisée.

    L'encre s'étale,
    Les mots coulent de mes veines
    Mais les pages sont déchirées
    Et l'histoire restera mutilée.

    Seule la couverture,
    Immuable portrait,
    Reflète encore l'autre monde.

    Désuet.


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  •  

    Je déteste réellement être inspirée par "l'amûr" parce que c'est une des seules choses que je ne maitrise pas du tout en terme d'écriture : je peux partir dans le descriptif, dans la réflexion, parler de la peine, de la tristesse, de la colère et même de la joie sans plus de difficultés que d'habitude, mais dés que ça parle d'amour, je rame et je rame et je rame, c'est soit trop niais, soit trop torturé, soit trop plat... Du coup, j'ai à peu près tout mixé pour écrire ça et je me force à le poster pour m'améliorer :') Je suis quand même assez satisfaite du résultat par rapport aux autres textes que j'ai déjà écrit à ce sujet, je prend toutes les critiques, ça m'aiderait vraiment :)

     

     
    Ivre Morte (V.2)

     

    Fatiguée de cette enveloppe
    De nerfs et de peaux,
    Épuisée de ces connexions
    De ces décharges,
    De ces mécanismes
    Qui grincent et qui couinent
    Résonnant dans mon être :
    Séisme de mes cellules.

     

    Blessée par ces innombrables,
    Tous ces êtres,
    Toutes ces ondes,
    Tout cet air,
    Tout ce qui percute
    Ce que je suis :
    Tremblement de terre
    Dans ma chair.

     

    Encerclée, envahie,
    Débordée,
    Par ces couleurs,
    Ces rictus,
    Ces cris,
    Ces douleurs.
    Grande Brûlure qui s’étend,
    Consumant tout à l’intérieur.

     

    Morte de m’entendre craquer,
    Morte de m’entendre trembler,
    Morte de m’entendre saigner,
    Morte de m’entendre vivre,
    Sans

     

    Toi
    Ivre de t’entendre chanter,
    Ivre de t’entendre vibrer,
    Ivre de t’entendre exister,
    Ivre de t’entendre vivre.

     

    Enveloppée, animée,
    Illuminée,
    Par ces couleurs,
    Ces rires,
    Ces soupirs,
    Ces pleurs,
    Grandes Flammes qui dansent,
    Avivant tout à l’extérieur.

     

    Enchantant ces innombrables,
    Tous ces êtres,
    Toutes ces ondes,
    Tout cet air,
    Tout ce qui rencontre
    Ce que tu es :
    Fourmillement des étoiles
    Aux bouts de tes doigts.

     

    Enlacée par cette enveloppe
    De cordons et de soie
    Parcourue par ces rouages
    Ces écrous
    Ces mécanismes
    Qui se rythme et s’harmonise,
    Articulant ton être :
    Musique de tes cellules.

     

     


    (V.1)

     

    Fatiguée de cette enveloppe
    De nerfs et de peaux,
    Épuisée de ces connexions
    De ces décharges,
    De tout ces mécanismes
    Qui grincent et qui couinent
    Résonnant dans mon être :
    Séisme de mes cellules.

     

    Blessée par toutes ces choses,
    Tous ces êtres,
    Toutes ces ondes,
    Tout cet air,
    Tout ce qui percute
    Ce que je suis :
    Tremblement de terre
    Dans ma chair.

     

    Encerclée, envahie,
    Débordée,
    Par ces couleurs,
    Ces rictus,
    Ces cris,
    Ces douleurs.
    Cette brûlure qui s’étend
    Consumant tout à l’intérieur.

     

    Morte de m’entendre craquer
    Morte de m’entendre trembler
    Morte de m’entendre saigner
    Morte de m’entendre vivre
    Sans

     

     
    Toi
    Ivre de t’entendre chanter
    Ivre de t’entendre vibrer
    Ivre de t’entendre exister
    Ivre de t’entendre vivre

     

    Enveloppée, animée,
    Illuminée,
    Par ces couleurs,
    Ces rires,
    Ces soupirs,
    Ces pleurs,
    Ces flammes qui dansent
    Avivant tout à l’extérieur

     

    Enchantant toutes ces choses
    Tous ces êtres
    Toutes ces ondes
    Tout cet air
    Tout ce qui rencontre
    Ce que tu es :
    Fourmillement des étoiles
    Aux bouts de tes doigts

     

    Enlacée par cette enveloppe
    De cordons et de soie
    Parcourue par ces rouages
    Ces écrous
    Ces mécanismes
    Qui se rythme et s’harmonise,
    Articulant ton être :
    Musique de tes cellules.

     

     


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  • Déjà, les épines germent
    Sur l'animal blessé,
    Il pousse un cri aiguisé
    Mais l'étau se referme

    Sur sa dernière bataille
    Et le sang bouillonnant,
    Mêlé aux souvenirs ardents,
    Vient rouiller la ferraille

    Des myriades d'épées
    Qui auront, enfin, vaincu
    Ce dragon éploré
    Ce monstre abattu.

    Que son âme rejoigne
    Le néant de ses forces,
    Que nos larmes soignent
    Son coeur féroce,

    Et que le sommeil
    Lui soit doux,
    Que le sommeil
    Lui soit doux.


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  • Pertes cruelles
    Et désirs brisés

    Message des oubliés
    Aux milliers

    Si je suis irréelle
    Es-tu éveillé ?

     


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