• Écrits d'un être à propos d'autres êtres

    Être et autres Êtres:

     

    Parfois la plume agit d'elle même

    Et écrit pour nous

    Du délice au dégout

     

    Écrits d'un être à propos d'autres êtres

     

    Parfois la plume obéit

    Et raconte grâce à nous

    Des histoires les boyaux et les bijoux

     

    Écrits d'un être à propos d'autres êtres

     

    Mais quoiqu'il en soit

    La plume capte toujours

    Nos trypes et nos profondeurs.

     

    Écrits d'un être à propos d'autres êtres

     

     .récits.

     

     

    *Les oeuvres sont de Vladimir Kush, peintre surréaliste russe*

     

  •  

    Je déteste réellement être inspirée par "l'amûr" parce que c'est une des seules choses que je ne maitrise pas du tout en terme d'écriture : je peux partir dans le descriptif, dans la réflexion, parler de la peine, de la tristesse, de la colère et même de la joie sans plus de difficultés que d'habitude, mais dés que ça parle d'amour, je rame et je rame et je rame, c'est soit trop niais, soit trop torturé, soit trop plat... Du coup, j'ai à peu près tout mixé pour écrire ça et je me force à le poster pour m'améliorer :') Je suis quand même assez satisfaite du résultat par rapport aux autres textes que j'ai déjà écrit à ce sujet, je prend toutes les critiques, ça m'aiderait vraiment :)

     

     

    Ivre Morte

     

     

     Fatiguée de cette enveloppe

     De nerfs et de peaux,

     Épuisée de ces connexions

     De ces décharges,

     De tout ces mécanismes

     Qui grincent et qui couinent

     Résonnant dans mon être :

     Séisme de mes cellules.

     

     Blessée par toutes ces choses,

     Tous ces êtres,

     Toutes ces ondes,

     Tout cet air,

     Tout ce qui percute

     Ce que je suis :

     Tremblement de terre

     Dans ma chair.

     

     Encerclée, envahie,

     Débordée,

     Par ces couleurs,

     Ces rictus,

     Ces cris,

     Ces douleurs.

     Cette brûlure qui s’étend

     Consumant tout à l’intérieur.

     

     Morte de m’entendre craquer

     Morte de m’entendre trembler

     Morte de m’entendre saigner

     Morte de m’entendre vivre

     Sans

     

     

     Toi

     Ivre de t’entendre chanter

     Ivre de t’entendre vibrer

     Ivre de t’entendre exister

     Ivre de t’entendre vivre

     

     Enveloppée, animée,

     Illuminée,

     Par ces couleurs,

     Ces rires,

     Ces soupirs,

     Ces pleurs,

     Ces flammes qui dansent

     Avivant tout à l’extérieur

     

     Enchantant toutes ces choses

     Tous ces êtres

     Toutes ces ondes

     Tout cet air

     Tout ce qui rencontre

     Ce que tu es :

     Fourmillement des étoiles

     Aux bouts de tes doigts

     

     Enlacée par cette enveloppe

     De cordons et de soie

     Parcourue par ces rouages

     Ces écrous

     Tout ce mécanisme

     Qui se rythme et s’harmonise,

     Articulant ton être :

     Musique de tes cellules.

     

     


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  • Déjà, les épines germent
    Sur l'animal blessé,
    Il pousse un cri aiguisé
    Mais l'étau se referme

    Sur sa dernière bataille
    Et le sang bouillonnant,
    Mêlé aux souvenirs ardents,
    Vient rouiller la ferraille

    Des myriades d'épées
    Qui auront, enfin, vaincu
    Ce dragon éploré
    Ce monstre abattu.

    Que son âme rejoigne
    Le néant de ses forces,
    Que nos larmes soignent
    Son coeur féroce,

    Et que le sommeil
    Lui soit doux,
    Que le sommeil
    Lui soit doux.


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  • Pertes cruelles
    Et désirs brisés

    Message des oubliés
    Aux milliers

    Si je suis irréelle
    Es-tu éveillé ?

     


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  • Sonnet écrit pour l'école et donc assez différent de mon style habituel (si du moins j'ai un style habituel). J'ai pensé que ce serait intéressant de poster ça ici...

    Contraintes :

    Le sonnet devait, évidemment, être composé de deux quatrains puis de deux tercets, les vers devaient être rédigés en alexandrin et rimer, nous devions aussi faire quatre figures de style différentes dont une comparaison et, enfin, le poème devait être lyrique et pour cela nous devions nous inspirer soit d'un paysage, soit d'un portrait de femme: j'ai choisi Allégorie de la simulation de Lorenzo Lippi (pour la beauté et le mystère de la jeune femme plus que pour sa signification, malheureusement).

     

    Lux Noctis

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Sonnet :

     

     Lux Noctis :

    Lumière éclatante au coeur de mes ténèbres,
    Lanterne divine qui guide mon esprit,
    Rayon de lune me sauvant de la folie ,
    C'est ton souvenir que chaque jour je célèbre.

    Car si jamais je ne puis atteindre son coeur,
    Son être, pour toujours, a éclipsé le mien,
    Emporté au loin par un geste de sa main,
    Ne le sent-elle pas qui palpite de bonheur ?

    Nymphe diaphane au mystère flamboyant.
    Quand enfin je l'aperçois, je meurs d'être en vie
    Mais si elle fuit, mon âme périt, asservie.

    Au fond de ses yeux, il y a le firmament
    Et je m'y précipite, comme un papillon,
    Immanquablement attirée par l'horizon.

     

    -Je ne suis pas sûre de l'apprécier mais je pense que je ne me suis pas trop mal débrouillée, au final ^^'-


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  • Éteignez les lumières, juste un instant, je veux voir la nuit.

     

    Éteignez les espoirs, les vouloirs, les lamentations et les déceptions.

    Éteignez les émotions, les sensations, les peurs et les douleurs.

    Éteignez les respirations, les poumons , les coeurs et les haut-le-coeur.

    Éteignez cette humanité bruyante, cette humanité brouillée.

     

    Éteignez les lumières, juste un instant, je veux voir la nuit.


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